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dimanche 2 juin 2019

Etrange Eclipse


Le spectacle de l’atelier théâtre du lycée Raphaël Elizé

Etrange Eclipse


Lundi 3 et mardi 4 juin à 20h30
Centre culturel de Sablé-sur-Sarthe

L’EQUIPE

13 élèves

Anouck Bapst, Emeline Belloeuvre, Léa Moniez, Zoé Truchy, Arthur Georgin, Cheickna Keïta, Chafika Nignon, Antoine Habit, Léo Lerat, Manon Lamy, Trevis Trassard, William Nourry, Juline Roux 

Mise en scène : Philippe Bardin avec la collaboration de Thierry Delhomme des Têtes d’Atmosphère
Régie Lumière : Thierry Delhomme
Régie Son et Vidéo : Géraud Mottais
Texte : Philippe Bardin

LE SPECTACLE

L’intrigue
Un lycéen, par dépit amoureux, avale toute une bouteille d’une mystérieuse potion qui le propulse dans le passé. C’est ainsi qu’il va vivre trois journées mémorables de l’histoire récente de la France.
Première journée : le samedi 22 juin 1963, il doit se rendre au grand concert « Salut les Copains » avec en vedette, Johnny Hallyday.
Deuxième journée : le samedi 9 mai 1981, il s’invite à une noce alors que la France s’apprête à changer de président de la République.
Troisième journée : le dimanche 12 juillet 1998, il assiste à une naissance très particulière, avant que ne commence la finale de la coupe du monde de football.
A chaque fois, il rencontre une jeune fille qui est le sosie de celle qu’il aimait sans espoir. Il se dit que c’est une nouvelle chance qui lui est offerte de la conquérir  mais il n’a guère le temps de s’en saisir car le moindre choc affectif le projette dans une autre époque. Lors de la troisième et dernière journée, il fera une expérience qu’aucun être humain avant lui n’avait vécue.

Les intentions
L’année dernière, nous invitions nos spectateurs à un voyage dans l’espace avec Happy Trip To Istanbul, cette année nous les convions à un voyage dans le temps. Avec nous, ils vont survoler ces cinquante dernières années et assister à trois événements majeurs qui ont laissé des traces dans la mémoire collective. Dans ce spectacle, nous avons voulu confronter la Grande Histoire, celle des peuples et la Petite Histoire, celle des individus. Nous nous sommes intéressés aux petits incidents, aux drames intimes qui font que ces deux Histoires sont souvent en dissonance. Et cette dissonance qui est à l’origine de bien des constats amers sur la condition humaine, nous avons pris le parti d’en rire. Car la première fonction de la comédie, c’est bien de rire de ce qui n’est pas drôle.
   Le défi, cette année, pour nos élèves, c’était d’endosser quatre personnages différents dans quatre époques différentes. Pour les moins expérimentés, ce fut d’abord une épreuve difficile : la création de ce spectacle a exigé de tous une grande concentration et une réactivité de chaque instant. Les scènes sont courtes et tout doit s’enchaîner rapidement, sans temps mort. Notre constante préoccupation : tenir le rythme, malgré les changements de costumes, malgré les entrées et les sorties qui se succèdent à un train d’enfer. En fait, il s’agit encore une fois de restituer la légèreté et la vivacité du découpage cinématographique  dans la conduite de l’intrigue.  Au départ, il y eut quelques tâtonnements mais la plupart des difficultés ont pu être surmontées grâce à la grande solidarité dont surent faire preuve tous les membres de l’équipe.  Ils avaient tous compris une chose : la réussite d’un spectacle est toujours le fruit d’un groupe soudé.
Comme les autres années, nous avons invité les élèves à explorer toutes les possibilités du théâtre en le confrontant aux autres arts : musique, danse et vidéo. Du théâtre dans lequel le jeu théâtral, la musique et l’image projetée  proposent des parcours qui se croisent, s’éloignent ou se rapprochent. Un seul principe : ne jamais utiliser l’un de ces arts comme procédé illustratif ou explicatif de ce qui se joue sur la scène.

BILAN DE L’ATELIER-THEATRE

Cette fois-ci, c’est fini. L’atelier théâtre ferme définitivement ses portes. Cette année 2019 sera bien la dernière.
Cet atelier existait depuis 29 ans. Il fut créé par deux professeurs de lettres, Corinne Tatéossian et Philippe Bardin  en 1990. Les premières années, ce n’était qu’un club mais d’emblée nous l’avions conçu comme une véritable école du spectateur et du comédien. Notre crédo : la pratique théâtrale avant tout.
En 2000, Thierry Delhomme, comédien, metteur en scène des Têtes d’Atmosphère, rejoint l’atelier. Notre collaboration durait depuis dix-neuf ans.
Chaque année entre quinze et vingt élèves participaient aux séances de l’atelier. Nous essayions de leur inculquer l’amour du jeu théâtral ainsi que la discipline et la rigueur que celui-ci exige. Nous leur demandions une grande disponibilité et une présence régulière aux  séances de travail de l’atelier.
L’atelier théâtre s’adressait à tous les élèves de la cité scolaire, qu’ils soient élèves de filières professionnelles, de filières technologiques ou de filières générales, qu’ils aient une expérience de l’art dramatique ou qu’ils soient totalement novices. La diversité du recrutement n’était pas un frein à la cohésion du groupe. Au contraire, c’est cette diversité qui faisait en grande partie la richesse du travail accompli par toute l’équipe.
Nous sommes fiers que certains de nos élèves aient poursuivi une carrière artistique et que quelques-uns aient rejoint les centres de formation du comédien les plus prestigieux du pays.
 En 29 ans, nous avons formé plusieurs centaines de lycéens à la pratique théâtrale, nous avons créé 27 spectacles, tous donnés au centre culturel de Sablé-sur-Sarthe. Et au final, ce sont des dizaines de milliers de spectateurs qui ont assisté aux représentations données par notre atelier. Nous ne sommes pas peu fiers d’avoir su fidéliser un public qui chaque année se pressait aux portes du centre culturel pour découvrir notre nouveau spectacle. Nous avons toujours été conduits par une conviction : dans le cadre d’un atelier-théâtre, il est possible de monter un spectacle qui ne se contente pas d’être  la réplique « scolaire » de ce qui a été déjà vu ailleurs. Nous avons toujours voulu gagner l’adhésion des spectateurs par l’originalité et la qualité de nos productions.
Il est un autre principe qui a toujours guidé notre travail : le théâtre doit rester un art populaire et il est impératif qu’il continue à vouloir s’adresser aux jeunes générations. Il faut tout faire pour que le divorce entre le théâtre et une part grandissante de la population ne devienne pas inéluctable. A notre mesure, et avec nos modestes moyens, nous avons voulu contribuer à cette tâche. Si certains de nos élèves sont devenus des professionnels du spectacle, la plupart ont poursuivi un cursus plus conventionnel. Mais quel que soit la carrière choisie, ils gardent tous, je crois, l’amour de l’art dramatique et c’est l’essentiel.
Bien sûr, tous ces lycéens qui nous ont rejoints pendant une, deux ou trois années nous ont aussi apporté beaucoup. Sans leur motivation et leur enthousiasme, notre travail au sein de l’atelier aurait été moins fructueux et certainement moins passionnant. Et ce qui nous a toujours épaté, c’est l’immense talent dont sont capables ces jeunes comédiens si on sait les accompagner dans leur apprentissage ou dans leur perfectionnement. Quel plaisir de découvrir chez un élève au départ timide et un peu replié sur lui-même, un talent que lui-même sans doute ne soupçonnait pas ! Et il nous fallait donc proposer des projets qui soient à la mesure de ces qualités, des projets ambitieux qui sollicitaient toutes les compétences des membres de l’équipe : jeu, chant, danse, vidéo, conception des décors…
 Les années ont passé, vite, très vite. Nous voilà, à titre personnel, au bout du chemin. Que restera-t-il de tout cela, dans les têtes et dans les cœurs ? Un très bon souvenir, je crois.


REMERCIEMENTS

Il faut terminer en remerciant chaleureusement tous ceux qui nous ont accompagnés toutes ces années.
D’abord, Thierry Delhomme, comédien et metteur en scène professionnel, qui a travaillé avec nous pendant près de vingt ans. Il a mis toutes ses compétences au service de l’atelier. Grâce à sa générosité, sa bienveillance et sa rigueur, nous avons pu surmonter bien des difficultés et réaliser bien des choses qui au départ nous semblaient parfaitement irréalisables. La qualité technique et esthétique de nos spectacles lui doit aussi beaucoup.
De même, nous voulons remercier deux collègues : Corinne Tatéossian, qui créa avec nous le premier club théâtre du lycée et Sylvie Géneslay, qui pendant plusieurs années s’occupa de l’organisation des répétitions et des représentations.
Un grand merci encore à Nicolas Poussin qui fut non seulement un comédien de l’atelier puis de notre troupe mais qui s’occupa aussi de la régie son des spectacles pendant de très nombreuses années.
Plus récemment, nous a rejoints Géraud Mottais, un virtuose des effets numériques et un magicien du décor virtuel. Il nous a permis d’intégrer à nos représentations la vidéo de manière plus systématique et de manière plus élaborée. Merci, Géraud !
Il nous faut aussi remercier la direction et le personnel du centre culturel. Pendant près de trente ans, ils nous ont donné la possibilité de jouer dans des conditions professionnelles, mettant à notre disposition toutes les ressources d’une vraie salle de spectacle. Evidemment, nous avons une pensée toute particulière pour Arnaud qui ne comptait pas son temps et son énergie pour  répondre au mieux à tous nos souhaits, même les plus saugrenus.
Pour finir, rappelons une évidence : si l’atelier-théâtre du lycée Raphaël Elizé a bénéficié de cette longévité exceptionnelle, c’est grâce au soutien actif des proviseurs qui se sont succédé à la tête de notre établissement jusqu'en 2016 (après c'est une toute autre histoire que je raconterai un jour prochain). C’est pour cela que  nous tenons à remercier pour leur confiance Messieurs Berlia, Ravaze, Girard et Sachet.


mercredi 8 mai 2019

Des Pressions Amicales : synopsis et intentions


Une comédie écrite et mise en scène par Philippe Bardin

avec Elsa Berrard, Romain Daviere, Alexandre Letessier, Zoé Truchy 

Régie : Clément Ménard



Synopsis

Aujourd’hui, à Bordeaux, dans le quartier très chic des Chartrons. 
Gabriel est un jeune cadre supérieur très ambitieux. Il vit avec Irène, une jolie fille, douce et discrète, qui travaille dans la même société que lui. Ce soir, ils reçoivent à dîner Armand, le meilleur ami de Gabriel et sa compagne Simone, une institutrice au caractère bien trempé. En fait, Gabriel les a invités car il doit accomplir une mission un peu délicate. Armand et lui ont été condisciples au lycée et à l’université. Pendant toutes ces années, ils furent inséparables et aujourd’hui, ils travaillent dans la même entreprise. Mais si Gabriel donne toute satisfaction à son poste, ce n’est pas le cas pour son ami. Par sa négligence, Armand commet régulièrement des erreurs et dernièrement, il a laissé échapper un client important. Pour le patron, c’en est trop : il a décidé de s’en débarrasser et il a demandé à Gabriel d’obtenir la démission d’Armand. Irène est révoltée que son compagnon ait pu accepter une telle « mission ». Le dîner s’annonce très tendu, d’autant plus qu’un événement fortuit va mettre à mal les positions respectives des quatre personnages et les contraindre à réviser l’image qu’ils se faisaient les uns des autres… 


Intentions

1. Une comédie contemporaine

La Troupe du Marquis Capricieux a toujours aimé évoquer les époques passées, du Moyen-âge (Le Jardin des Andalouses) aux années 70 (Pop, Pop et Pop), en passant par la Renaissance (Diane et les Chasseurs) ou les années cinquante (Sympathy, Nuits Chaudes à Bab-El-Oued). 

Le dernier spectacle de la troupe rompt avec cette « tradition » en s’intéressant à notre époque. 

L’action se passe dans une grande ville de province dont le dynamisme attire de plus en plus les jeunes cadres supérieurs voulant allier carrière professionnelle et art de vivre. Les quatre personnages de « Des Pressions Amicales » appartiennent à cette catégorie. Ce sont des jeunes gens d’aujourd’hui, parfaitement insérés dans la société et bien décidés à profiter de toutes les opportunités qu’elle peut leur offrir, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Il n’est donc pas étonnant d’entendre Gabriel, le plus ambitieux des quatre, se lancer dans un plaidoyer exalté en faveur du libéralisme et de ses « bienfaits. » 


2. Un ouragan dans un verre d’eau

A l’origine de ce spectacle, il y a le désir de reprendre la recette éprouvée de certaines sitcoms françaises ou américaines : on prend deux couples, on les enferme dans un lieu clos pour une raison quelconque et on regarde ce qui se passe. « Des Pressions Amicales » raconte un naufrage, une catastrophe qui a pour cadre l’univers familier d’un salon d’appartement. Nous voulions mettre en scène des personnages engoncés dans leurs certitudes et dont l’univers soudain craque de toutes parts. Dans la tourmente, chacun finit par révéler aux autres un aspect de sa personnalité qui restait jusqu’alors bien caché. Evidemment, le personnage qui semblait le plus solide apparaît comme le plus affecté par la situation et le moins apte à y faire face. 

A travers les tribulations émotionnelles de nos quatre jeunes gens, nous avons tenté de représenter le caractère ondoyant des relations amicales et amoureuses dans notre monde d’aujourd’hui, des relations qui ne cessent d’osciller entre le dérisoire et l’essentiel, le convenu et l’authentique. Et chacun avance à l’aveugle, avec des repères qui se dérobent à chaque pas. 

Ce qui est à la fois comique et touchant, ce sont les efforts surhumains accomplis par les personnages pour coûte que coûte maintenir les apparences. Ils sont brisés de l’intérieur mais tiennent à préserver l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. 

Pour évoquer cette comédie, l’image qui nous vient à l’esprit est celle de la célèbre estampe de Hokusaï, Sous la Vague au Large : les personnages sont emportés par une vague de passions et de fureur avant que l’océan ne les ramène sur le sable, bien sonnés mais sains et saufs. 


3. Une forme élémentaire

Plus haut, nous évoquions notre volonté de rupture. Nous la retrouvons dans la conception du décor. Nous l’avons voulu sobre et le moins « spectaculaire » possible. C’est un salon tout droit sorti des grandes chaînes d’ameublement et de décoration fréquentées par les « trentenaires aisés », un salon fonctionnel, d’une austérité élégante, avec une touche japonisante. 

Notre projet : une esthétique et une thématique épurées, bannissant toutes les incongruités ou les extravagances dont nous aimions parsemer, même à dose homéopathique, tous nos spectacles précédents. 

«Des Pressions Amicales » : sans doute la plus « classique » des comédies de la Troupe du Marquis Capricieux. 


4. Une nouvelle équipe

Enfin, cette pièce est le résultat d’un heureux concours de circonstances. La chance fut pour nous de pouvoir rassembler sur ce projet, quatre jeunes comédiens talentueux dont la maturité dans le jeu ne laisse pas d’impressionner. D’emblée, ils ont endossé leur personnage avec une aisance et un naturel stupéfiants et la cohésion du groupe a été immédiate, presque instinctive. Sans doute que sans eux, cette pièce n’aurait jamais pu voir le jour.


Le Programme












lundi 6 août 2018

Nuits Chaudes à Bab El Oued : la pièce



Nuits Chaudes à Bab-El-Oued
Une comédie policière dans l'Algérie des années 50


Résumé
Juillet 1958 en Algérie. Les sœurs Delavigne sont trois jeunes femmes qui résident depuis quelques mois dans le quartier de Bab El Oued à  Alger. Elles occupent un grand appartement qu’elles partagent avec Freddy, le mari d’Antoinette, la plus jeune d’entre elles.
Elles se présentent comme de ferventes catholiques, envoyées en mission pour soutenir   les Algérois  en ces heures sombres de leur histoire.
En réalité ce sont de redoutables fripouilles qui ont fui la métropole pour échapper à la police. En Algérie, elles ont repris leurs coupables activités : elles  piègent leurs victimes, de préférence des notables fortunés, par de petites annonces matrimoniales afin de leur dérober argent et bijoux.
Un jour, leur protecteur, l’abbé Ferrandis, leur présente le commissaire Alain Molinès.
Celui-ci tombe aussitôt amoureux de  Christine, la sœur aînée qui elle-même n’est  pas insensible à son charme.  Cette idylle plongera toute la petite famille dans une série d’épouvantables imbroglios.  


Intentions
Une pièce qui réunit  l’atmosphère du polar des années cinquante et l’humour noir des comédies anglo-saxonnes. Les personnages de « Nuits Chaudes à Bab-El-Oued » ne sont pas forcément recommandables mais ils sont sympathiques. Bien que le monde dans lequel ils vivent s’écroule, ils aspirent au bonheur et pour cela sont prêts à tous les accommodements avec la morale. Et si au final, ils se retrouvent du côté du Bien, c’est sans l’avoir voulu. Les protagonistes de cette histoire traversent avec une certaine inconscience des événements tragiques et commettent des méfaits que les tribunaux punissent sévèrement. Mais la providence veille sur eux et leur offrira un happy end inespéré et peut-être immérité. Jusqu’au bout, la comédie gardera ses prérogatives.
Nous aimerions que le spectateur voit notre spectacle comme un film de série B en technicolor et nous espérons qu’il appréciera le soin que nous avons apporté au décor, aux costumes et à la musique. Nuits Chaudes à Bab-El-Oued se présente aussi comme un voyage d’une heure trente dans les années cinquante.



Précisions
Bab-El-Oued est le quartier populaire européen, situé au nord-ouest d’Alger. C’est le quartier des pieds-noirs, des petits blancs qui y résident depuis des générations. Ils y ont créé un art de vivre original, nourri de toutes les cultures et traditions du bassin méditerranéen. Sur les hauteurs, veillant sur eux, il y a la basilique Notre Dame d’Afrique avec à proximité le cimetière Saint-Eugène où sont enterrés leurs ancêtres. C’est dire si tous ces pieds-noirs, enracinés dans le sol et l’histoire de ce quartier, n’imaginent pas devoir le quitter un jour malgré une situation de plus en plus tendue entre la population européenne et ceux qu’on appelle les musulmans.
En mai 1958, l’espoir renaît chez les partisans de l’Algérie Française avec le retour au pouvoir de Charles de Gaulle. Au lendemain de son investiture, celui-ci se rend à Alger et prononce son fameux discours du 4 juin devant la foule rassemblée sur la place du forum. Un discours qui rassure certains et laisse sceptique beaucoup d’autres. Après le départ du grand homme, la vie reprend tant bien que mal, même si attentats et représailles ne vont pas tarder à recommencer leur manège tragique.
L’action de Nuits Chaudes à Bab-El-Oued se déroule dans ce contexte. Le sujet de cette pièce n’est pas la guerre d’Algérie mais celle-ci influe bien évidemment sur le destin des différents personnages qui s’y croisent.



Equipe
Texte et mise en scène : Philippe Bardin
Régie : Clément Ménard
Avec Amandine Lecler, Ludivine Payen, Louise Allain, Justine Breton, Sarah Guiet, Christopher Magiron, Romain Davière, Matthis Lasne



Programme





Presse







dimanche 27 mai 2018

Happy Trip To Istanbul : toutes les informations


Le spectacle de l’atelier théâtre du lycée Raphaël Elizé 

Happy Trip To Istanbul 
Contribution à une Anthropologie du Voyage Scolaire 

Lundi 4 et mardi 5 juin à 20h30 

Centre culturel de Sablé-sur-Sarthe 


L’EQUIPE 
14 élèves 

Anouck Bapst , Antoine Bertrand, Alice Guyard, Antoine Habit, Cheickna Keita, 
Manon Lamy, Matthis Lasne, Léo Lerat, Alexandre Letessier, Léa Moniez, 
Laurine Roturier, Rémy Simon, Lili-Rose Thoré, Zoé Truchy

Mise en scène : Philippe Bardin avec la collaboration de Thierry Delhomme des Têtes d’Atmosphère 
Création vidéo : Antoine Bertrand, Matthis Lasne, Alexandre Letessier 
Régie Lumière : Thierry Delhomme
Régie Vidéo : Géraud Mottais 
Régie Son : Nicolas Poussin
Texte : Philippe Bardin 


LE SPECTACLE 

L’histoire se passe dans les années quatre-vingt. Une délégation de l’institution privée niçoise « O’ Select Academy » doit se rendre au congrès international des jeunes surdoués qui se déroule pour la première fois à Istanbul en Turquie. Le petit groupe est constitué des quatre élèves sélectionnés, des professeurs qui les encadrent et des membres de la direction qui par leur présence tiennent à souligner l’importance d’une participation de leur établissement à une manifestation aussi prestigieuse. Tout le monde prend place dans le bus et on part pour un très long voyage à travers l’Europe du Sud… Les multiples incidents qui émailleront ce périple permettront de découvrir les aspects les plus cachés et les plus inattendus de tous les personnages de cette comédie « itinérante ».

D’un point de vue narratif, le voyage scolaire est un thème d’une grande richesse : ce temps fort de la vie de tout lycéen est un moment court pendant lequel les règles qui organisent d’ordinaire la vie des élèves et des professeurs n’ont plus cours. On respire plus librement, les masques tombent et les relations semblent apaisées même si à la moindre difficulté, chacun reprend le rôle que lui a assigné l’institution. 

Même si la satire et la caricature sont bien présentes dans ce spectacle, le modèle n’est pas ici les multiples comédies populaires qui au cinéma s’intéressent à l’univers de l’école pour mieux l’enfermer dans des stéréotypes simplistes. 

Avec les élèves, nous avons avant tout voulu explorer toutes les possibilités du théâtre en le confrontant aux autres arts : musique, danse, peinture et vidéo. Du théâtre dans lequel le jeu théâtral, la musique et l’image projetée proposent des parcours qui se croisent, séloignent ou se rapprochent. Un seul principe : ne jamais utiliser l’un de ces arts comme procédé illustratif ou explicatif de ce qui se joue sur la scène. 

Nous avons eu deux défis à relever : 

. Comment représenter le mouvement dans un espace qui par définition impose l’immobilité 

-Comment faire vivre tous les personnages ensemble en essayant de maintenir un équilibre et une cohésion entre toutes les interventions des uns et des autres. 

Ce dernier défi nous a donné bien du travail mais nos jeunes comédiens ont su créer un jeu d’équipe qui nous a permis de surmonter toutes les difficultés. 

La réalisation et la mise en forme des séquences vidéo ont été conçues entièrement par les élèves. 


L’ATELIER-THEATRE 

L’existence d’un atelier théâtre dans un établissement scolaire est chaque année remise en question. Chaque année, il faut présenter un nouveau projet et il sera étudié et validé ou non par une commission réunissant des représentants du Rectorat et de la DRAC. Grâce au soutien sans faille des chefs d’établissement qui se sont succédé au lycée Raphaël Elizé, l’atelier théâtre a pu depuis sa création poursuivre ses activités et proposer au public sabolien des spectacles qui furent toujours appréciés. Aujourd’hui, la conjoncture est nettement moins favorable, disons même que nous sommes inquiets. Alors, rappelons ce que fut l’atelier théâtre du Lycée Raphaël Elizé. 

Cet atelier existe depuis 28 ans. Il fut créé par deux professeurs de lettres, Corinne Tatéossian et Philippe Bardin en 1990. Les premières années, ce n’était qu’un club mais d’emblée nous l’avions conçu comme une véritable école du spectateur et du comédien. Notre crédo : la pratique théâtrale avant tout. 

En 2000, Thierry Delhomme, comédien, metteur en scène des Têtes d’Atmosphère, rejoint l’atelier. Notre collaboration dure depuis dix-huit ans. 

Chaque année entre quinze et vingt élèves participent aux séances de l’atelier. Nous essayons de leur inculquer l’amour du jeu théâtral ainsi que la discipline et la rigueur que celui-ci exige. Nous leur demandons une grande disponibilité et une présence régulière aux séances de travail de l’atelier. 

L’atelier théâtre s’adresse à tous les élèves de la cité scolaire, qu’ils soient élèves de filières professionnelles, de filières technologiques ou de filières générales, qu’ils aient une expérience de l’art dramatique ou qu’ils soient totalement novices. La diversité du recrutement n’est pas un frein à la cohésion du groupe. Au contraire, c’est cette diversité qui fait en grande partie la richesse du travail accompli par toute l’équipe. 

Nous sommes fiers que certains de nos élèves aient poursuivi une carrière artistique et que quelques-uns aient rejoint les centres de formation du comédien les plus prestigieux du pays. 

En 28 ans, nous avons créé 26 spectacles, tous donnés au centre culturel de Sablé-sur-Sarthe.


Le Programme




Les Photos de l'Equipe













mercredi 7 juin 2017

Le Jardin des Andalouses : nouvelle présentation du spectacle



Le Jardin des Andalouses
(1359-1856-1943)

Une comédie féérique qui raconte une histoire d’amour, de vengeance et de fantômes se déroulant sur plusieurs siècles dans le jardin clos de l’une des plus anciennes maisons de Grenade.

1359 : quand le vizir de l’émir Mohammed Al Ghani apprend que l’une de ses concubines est devenue la maîtresse d’un pâtissier, il ordonne à ses gardes de tuer les coupables.

C’est donc par un meurtre que commence cette histoire d’amour qui ne prendra jamais fin… Sans le savoir, le vizir a offert l'éternité aux deux amants.

 Une pièce en trois périodes qui fait revivre l’esprit des Contes des Mille et Une Nuits (le merveilleux, la cruauté et la poésie) en l’associant à la dérision et à la légèreté du cinéma fantastique d’aujourd’hui.

Première période (1359) : Les Amants Eternels

Deuxième période (1856) : Le Bal Masqué

Troisième période (1943) : Suzy et les Fantômes

Pour ce spectacle, notre principale influence fut le Woody Allen de "La Rose Pourpre du Caire" ou bien de "Comédie érotique d’une nuit d’été".



Nous dédions notre Jardin des Andalouses à la mémoire de Samia Gamal (1924-1994), la reine de la danse orientale qui joua en compagnie du chanteur Farid El Atrache dans les comédies musicales les plus célèbres du cinéma égyptien.

Avec Louise Allain, Justine Breton, Romain Davière, Sarah Guiet, Antonin Landais, Amandine Lecler, Christopher Magiron, Ludivine Payen, Pierre Saulay

Texte et mise en scène de Philippe Bardin


L'Affiche



Le Programme














lundi 29 mai 2017

Musée Sans Interdit : synopsis et intentions


Samedi 3 juin à 20h30
Centre culturel de Sablé sur Sarthe
Spectacle gratuit




Musée Sans Interdit
Les 24 heures qui ont changé le cours de l’histoire de l’art occidental

L'Argument

Boris est un peintre talentueux mais  sans le sou. Il travaille à ce  qu’il considère comme son chef d’œuvre. Malheureusement lors d’une saisie à son domicile, un huissier emporte son tableau  avant même qu’il ait pu le terminer. Le peintre dépossédé est bien décidé à récupérer son bien mais en moins de 24 heures, celui-ci passe de main en main et semble échapper définitivement à son créateur.


Les Intentions

Une trame qui semble emprunter au burlesque américain  (la poursuite) et  qui peut aussi faire écho au Chapeau de Paille d’Italie, la comédie d’Eugène Labiche.  Les tribulations d’un objet  permettent d’emmener le spectateur à travers différents lieux, six pour être exact : un musée de province, le modeste logis d’un artiste méconnu, un appartement vide, un commissariat, un appartement bourgeois, une rue.  A chaque fois, on découvre  de nouveaux  personnages et on en retrouve certains d’un lieu à l’autre.  Le mouvement est donc au centre de ce spectacle. Et pourtant il est question de peinture.
Ce thème n’a pas été choisi au hasard : beaucoup des élèves de l’atelier théâtre suivent les cours de l’option arts plastiques. Nous avons voulu  explorer le monde de l’art. La peinture a souvent pris comme sujet le  théâtral ou le spectacle. L’inverse est plus rare.  On s’est d’abord intéressés  à la manière dont les gens se comportent face à une œuvre d’art et de nombreuses  scènes reposent sur la caricature, la satire sociale. Mais notre spectacle pose aussi un certain nombre de questions : quelle place occupe une œuvre d’art en dehors des lieux qui lui sont dédiés ? Hors du musée que vaut un chef d’œuvre ?  La société n’a-t-elle pas tendance à réduire l’objet  artistique à son prix ou à son sujet (surtout si celui-ci est scandaleux) ?  On a souhaité montrer que l’art est à la fois au centre et à la périphérie du corps social et c’est sur ce double positionnement que l’on a construit cette comédie.
Une comédie car avant tout Musée Sans Interdit reste un divertissement qui mêle danse, vidéo et théâtre. Nous avons aussi soigné l’aspect esthétique de notre spectacle : nous avons conçu les différents espaces de la fable comme des tableaux abstraits  jouant avec les couleurs et les formes, et nos costumes ont été assemblés en fonction de ces différents espaces.  


 L'Atelier-théâtre

Les séances de l’atelier ont lieu le mardi soir  mais depuis quelques semaines les répétitions se font à un rythme soutenu : le mardi soir, le jeudi soir et certains samedis ou dimanches.
L’atelier compte dix sept jeunes comédiens, élèves de la seconde à la terminale. Beaucoup font leurs premiers pas dans l’art dramatique, d’autres ont déjà l’expérience de la scène. Un point commun : leur motivation et leur passion.  

Comme d’habitude, l’atelier est encadré par Philippe Bardin, professeur de Lettres du lycée et Thierry Delhomme, comédien et metteur en scène de la compagnie Les Têtes d’Atmosphère.

Avec  Marius Fallard, Mérovée Dubois, Léa Lelièvre, Nancy Raharimanana,  Rémi Pierre, Romain Davière, Marie Derouet, Elsa Berrard, Anouck Bapst
Thanguy Michaud, Aude Herrault, Cloé Derouault, Alice Guyard,
Matthis Lasne, Aramys David, Ronan Lerat, Léo Lerat

Mise en scène : Philippe Bardin avec la collaboration de Thierry Delhomme des Têtes d’Atmosphère
Régie Lumière : Thierry Delhomme
Régie Vidéo : Géraud Mottais
Texte : Philippe Bardin


Le Programme




dimanche 23 octobre 2016

Spectacle 2017 : le Jardin des Andalouses



Le Jardin des Andalouses (1359-1856-1943)

Une comédie féérique qui raconte une histoire d’amour, de vengeance et de fantômes se déroulant sur plusieurs siècles dans le jardin clos de l’une des plus anciennes maisons de Grenade.

1359 : quand le vizir de l’émir Mohammed Al Ghani apprend que l’une de ses concubines est devenue la maîtresse d’un pâtissier, il ordonne à ses gardes de tuer les coupables.

C’est donc par un meurtre que commence cette histoire d’amour qui ne prendra jamais fin… Sans le savoir, le vizir a offert l'éternité aux deux amants.

Une pièce en trois périodes qui fait revivre l’esprit des Contes des Mille et Une Nuits (le merveilleux, la cruauté et la poésie) en l’associant à la dérision et à la légèreté du cinéma fantastique d’aujourd’hui.

Première période (1359) : Les Amants Eternels

Deuxième période (1856) : Le Bal Masqué

Troisième période (1943) : Suzy et les Fantômes


Pour ce spectacle, notre principale influence fut le Woody Allen de "La Rose Pourpre du Caire" ou bien de "Comédie érotique d’une nuit d’été".

Avec Louise Allain, Justine Breton, Romain Davière, Sarah Guiet, Antonin Landais, Amandine Lecler, Christopher Magiron, Ludivine Payen, Pierre Saulay

Texte et mise en scène de Philippe Bardin